Bromepage

Mes premiers jours avec une ScotteVest

Ça faisait un moment que j'étais tombé sur leurs produits. En me promenant sur ThinkGeek, si je me souviens bien : il y avait là bas des T-shirts, des sweaters, aux propriétés étonnantes. Du coup je suis allé fouiller sur le site de la marque, et là forcément, ça fait envie.

ScotteVest est une société qui fabrique et vend des blousons, manteaux, vestes, sweaters, T-shirts qui ont un point commun : plein de poches, et des astuces pour faciliter la vie du gadgetophile moyen. Je vais détailler ci-dessous l'exemple du blouson dont j'ai fait l'acquisition, mais le principe est le même pour le reste de la gamme.

Profitant d'une promo sur les frais de ports vers l'étranger (la compagnie est basée aux États-Unis), j'ai commandé le modèle Fleece 5.0, qui est un blouson en matière "polaire" (en polyéthylène téréphtalate si vous préférez). Je l'ai reçu une semaine plus tard. Une semaine d'impatience et d'excitation, plus exactement.

Le Fleece 5.0 est donc un blouson moyennement chaud, aux manches amovibles (par fermeture éclair), ce qui permet de le porter sous une gamme de climats variés. Il n'existe qu'en noir, mais comme c'est une couleur passe-partout ça ne me dérange pas. Bon, ça c'était pour les caractéristiques générales. Ce qui est tout de suite moins commun dans ce blouson, c'est qu'il a 24 poches.

Le terme de "poche" est, toutefois, à prendre dans le sens large puisqu'il peut s'agir de très grandes poches fourre-tout comme de très petites poches aux usages spécialisés (contenance d'une carte mémoire Flash, ou d'un écouteur d'oreillette par exemple), mais il faut avouer que tout ça fait quand même beaucoup de poches. Tiens, parlons d'écouteurs, justement : les produits ScotteVest sont dotés du système PAN (Personal Area Network) qui permet de faire passer le fil des écouteurs à l'intérieur du vêtement, depuis la poche où se trouve le baladeur (ou le téléphone) jusqu'au col du blouson. Plus de fil qui traine, qui s'emmêle, se raccroche, tout est bien rangé. La très grande majorité des poches sont reliées à ce PAN, ce qui permet de placer son baladeur là où ça nous chante, même si certaines poches paraissent plus appropiées que d'autres. Par exemple, deux des poches situées à l'intérieur du vêtement (côté doublure donc) sont transparentes. C'est à dire qu'elles comportent une fenêtre en matière plastique transparent qui permet non seulement de voir l'écran de son téléphone ou iPod, mais aussi de le manipuler, sans avoir à le sortir de la poche donc. Ces poches sont situées au niveau de la poitrine, l'une à droite et l'autre à gauche.

Certaines poches sont assez originales. Par exemples, on trouve de petites poches dans des grandes poches, pour mettre la monnaie ou les cartes mémoires. Sur le côté droit du vêtement se trouve une poche zippée qui se divise en deux : une poche vers l'avant, une poche vers l'arrière. Des points de couture maintiennent ces poches en place, pour éviter qu'elles ou leur contenu ne ballottent à l'intérieur.

Gros argument qui m'a fait crever d'envie pour les produits ScotteVest : la présence d'une poche (située en bas à gauche à l'intérieur du blouson) suffisamment grande pour accueillir un iPad, ou même un macbook air. Ça, ça a radicalement changé ma vie ! Plus besoin de me coltiner un sac supplémentaire en bandoulière ou une pochette de protection à la main : je glisse mon iPad là dedans, et je l'emmène partout ni vu ni connu. Ah oui, parce que l'une des caractéristiques des produits ScotteVest, c'est le concept "NoBulge", c'est à dire que les poches sont stratégiquement placées pour que le volume des objets rangés à l'intérieur ne fasse pas ressembler le porteur du vêtement à un bibendum. En pratique, ça marche assez bien, et il faudrait avoir l'œil très perçant pour remarquer de l'extérieur que je me trimballe partout avec des objets tels qu'un iPad, une bouteille d'eau de 33 cl et un parapluie. En réalité la quantité de choses qu'on peut balader dans un blouson ou manteau ScotteVest est vraiment impressionnante, comme un petit tour sur YouTube vous le démontrera. D'ailleurs, certains produits se posent même comme une alternative aux bagages de cabine lors des voyages en avion. Autres astuces bien pensées, la présence d'une peau de chamois fixée au bout d'un cordon dans la poche destinée aux lunettes, ou encore un mousqueton au bout d'un cordon extensible dans une autre poche, permettant d'y ancrer son trousseau de clés. Les autres produits ScotteVest comportent la plupart du temps des poches avec une fermeture aimantée, mais ce n'est pas le cas du Fleece 5.0 qui se contente de fermetures éclair (ou de velcro pour les poches situées dans d'autres poches).

Même si on se connait depuis peu, mon nouveau blouson et moi, il m'est vite devenu indispensable. Ne serait-ce que parce que c'est le seul vêtement qui me permette de transporter mon iPad, mais aussi parce que je peux ranger facilement tout un tas d'autres trucs. J'avais tendance à bien remplir les poches de mes précédents blousons, qui se retrouvaient vite remplies à craquer : imaginez une bouteille d'eau, un parapluie de poche, un stick pour les lèvres et un bonnet dans la même poche, c'est un beau bordel. À l'inverse, je peux maintenant ranger tout ça de manière organisée, en répartissant la charge à différents endroits. Bref, je sens qu'il va être quasiment impossible de revenir à autre chose, et je prévois déjà l'achat d'un manteau Revolution Plus pour braver le froid et la neige de l'hiver prochain. En attendant, j'ai déjà commandé une chemise et un T-shirt pour venir compléter ma panoplie.

Impressions depuis l'iPad ? Mais si c'est possible !

Mes premières impressions au sujet de l'iPad, donc.

Première question qui me taraudait l'esprit : oui, on peut bien taper à dix doigts sur un iPad en mode paysage. Ce qui permet une frappe rapide, la correction automatique se chargeant de corriger à la volée les erreurs de frappe qui se glissent parfois. En fait, je suis justement en train de taper ce texte sur mon iPad, dans Evernote.

Passons à la navigation sur le net. L'impression ressentie est assez bizarre. C'est un mix de la navigation sur desktop et de la navigation sur iPhone. On interagit comme sur un iPhone mais la page affichée est beaucoup plus aisée à lire, vu la taille de l'écran. Est-ce que ça révolutionne mon utilisation d'Internet ? Non. Est-ce que ça révolutionne l'utilisation d'Internet pour mes parents ? Oui. L'interface souris 2 boutons + molette/pointeur/hyperliens leur avait toujours posé problème par le passé. En revanche, ils ont compris très vite comment utiliser l'iPad, puisque sa manipulation est très instinctive, et ne nécessite pas d'interface exotique (la souris).

Point positif, la batterie dure vraiment longtemps. On est très au dessus de l'autonomie habituelle d'un iPhone, par exemple.

Point négatif, les reflets sont effectivement assez gênants quand on utilise la bête à l'extérieur. Et encore, j'imagine que ce sera bien pire quand le beau temps sera de retour cet été. Personnellement, ça ne me dérange pas outre mesure, puisque je compte essentiellement utiliser l'objet chez moi et au bureau, mais les nomades technophiles auront probablement intérêt à chercher du côté des protections d'écran anti-reflets.

Pour ce qui concerne les applications, celles spécifiquement développées pour iPad sont encore peu nombreuses. Pas évident donc de trouver la perle rare quand on a besoin de quelque chose de précis, d'autant plus que les prix des applis ont gonflé par rapport à leurs équivalents pour iPhone. Et toutes les applis n'ont pas de versions light gratuite pour permettre de les tester, loin s'en faut.

L'iPad est également, mais oui mais oui, une plateforme de jeu. Que ce soit d'arcade, de réflexion, de tir, de stratégie, non seulement les jeux pour iPhone trouvent un second souffle en profitant de la taille d'écran accrue, mais les jeux en HD sont parfois magnifiques et se rapprochent grandement de ce qu'on trouve sur ordinateur desktop. L'offre est encore réduite, mais pour l'instant Mirror's Edge et Command and Conquer Red Alert m'ont vraiment plu (notons la possibilité de jouer à deux sur écran partagé, dans Mirror's Edge, chacun jouant de part et d'autre de l'écran posé à plat).

Et qu'en est il de la lecture d'ebooks ? Hé bien, l'application iBooks proposée par Apple (et uniquement disponible sur le store US pour l'instant) est certes très jolie et très agréable à lire, mais je regrette qu'elle ne puisse pas lire les documents PDF. Je cherche encore l'appli idéale pour ça. Soulignons tout de même que la taille de l'écran est juste comme il faut pour pouvoir lire une pleine page de BD proprement scannée.

Conclusion, l'iPad est une machine très agréable à utiliser, qui reprend la philosophie apportée par l'iPhone en s'affranchissant des contraintes liées à la faible taille d'écran de ce dernier. Je découvre jour après jour de nouveaux usages pour mon iPad (contrôle à distance, télévision d'appoint, réveil simulateur d'aube,...) qui a pris aujourd'hui une place au moins aussi importante que mon desktop dans mon utilisation quotidienne.

Dotclear me lasse

Je sais que je poste très rarement sur ce blog, et que la question n'a du coup qu'une importance toute relative. Mais le fait que Dotclear ne propose toujours pas d'intégration clé en main de Disqus ou Intense Debate commence à m'échauffer moyennement. C'est pourquoi je m'interroge sur la pertinence d'un passage au moteur Wordpress.

Après tout, mon non-patriotisme m'a toujours fait préférer YouTube à Daily Motion, donc je ne vois pas pourquoi je continuerai à utiliser Dotclear sous prétexte que c'est un moteur de blog français alors que Wordpress propose plus d'ouverture, progresse plus vite, et est utilisé par environ la moitié de la planète.

Évidemment, si quiconque me lisant a une solution simple et efficace pour installer Disqus ou Intense Debate sur un blog Dotclear, je serai ravi de l'entendre. Enfin, de la lire. Mais le fait qu'il ne soit fait absolument aucune mention de l'un ou l'autre de ces systèmes de commentaire sur le forum Dotclear me laisse supposer que : 1/ce n'est effectivement pas possible et 2/le développement de Dotclear est à la ramasse.

Le Top 5 des films que je n'ai jamais vus.

Ce post m'a totalement été inspiré par celui de David sur Vodkaster. Que je remercie donc à cette occasion.

Donc effectivement, je suis bien conscient qu'il y a là, dehors, des films monumentaux, gigantesques, inratables. Des films que chacun se doit d'avoir vus, de peur de passer pour une truffe en société s'il nous arrivait d'avouer que non.

Voici donc mon top 5.

5. Mullholand Drive

D'autant plus honteux que je suis un grand amateur de l'œuvre de Lynch en général. Ha, pour la petite anecdote, il y a aussi The Straight Story que j'ai dû acheter il y a 8 ou 9 ans mais que je n'ai jamais regardé. Mais au contraire de Mullholand Drive que presque tout le monde autour de moi semble avoir vu, The Straight Story reste un film assez méconnu.

4. Requiem For a Dream

Là, c'est simple, j'en entend parler partout et tout le temps, avec force description des scènes clés. Si je tarde trop, je crois que je vais avoir une impression de déjà-vu en le regardant.

3. Saving Private Ryan

Comprenez-moi, j'ai adoré Tom Hanks dans Big, mais j'ai beaucoup plus de mal avec ses films plus récents. Et puis d'après les retours que j'en ai, j'imagine ce film comme une vaste fusillade de deux heures avec des balles qui volent partout. Mouais, bof...

2. Apocalypse Now

Hé bien non, la charge d'hélicoptères sur la chevauchée des Walkyries, ça n'évoque rien pour moi. Je n'ai jamais vu ce passage, ni le film qui va autour. Honnêtement, ça ne me tente pas plus que ça, d'ailleurs.

1. The Godfather

Là, clairement, chaque fois que je suis sur le point de dire à quelqu'un que je n'ai jamais vu Le Parrain (ni ses suites, bien évidemment), une petite voix me dit "là, tu vas vraiment passer pour un blaireau". Je crois qu'il y a très peu de films (Star Wars peut-être) qui sont davantage implantés dans la culture collective que celui-ci. Je veux dire, la tronçonneuse, tout ça (y'a bien une tronçonneuse dans The Godfather, ou bien je confond avec Scarface ?)...

Le Charmant L vire

Nombreux sont autour de moi les gens qui manient la langue anglaise. Langue que, reconnaissons-le, il s'avère sinon nécessaire au moins très utile de connaître. Le résultat, donc, c'est que j'entend fréquemment, pour ne pas dire à longueur de journée, des natifs francophones s'exprimer autour de moi dans la langue de John Cleese. Or, sans vouloir avoir l'air d'enfoncer violemment des portes ouvertes, force est de constater que l'accent moyen du Français déclamant en anglais se situe généralement entre l'abominable et le médiocre.

Je ne sais pas comment sont administrés les cours d'anglais dans les collèges à l'heure où je vous parle (enfin, à l'heure où je vous écris, on va dire. Ce qui me permet de cacher mon affreux accent lorrain mâtiné de notes exotiques importées de Belgique, Québec et autres provinces d'outre-Rhône), mais à mon époque la plupart des professeurs se fichaient pas mal de la prononciation de leurs élèves. Enfin, pour être juste, disons qu'ils étaient tellement enthousiastes d'arriver à en faire s'exprimer un ou deux à l'oral qu'ils préféraient ne pas entacher cette joie par des remarques qui auraient pu refroidir les élans de leurs têtes blondes (et brunes et rousses). Et puis il faut dire que l'effet de groupe étant ce qu'il est, le collégien moyen aura à cœur de parler anglais avec le même accent pourri que ses camarades, s'abstenant de sortir du lot pour ne pas essuyer les remarques ô combien blessantes des autres élèves qui lui reprocheraient aussitôt de se la péter grave. Du coup, cercle vicieux inside, rien n'est fait pour sortir le français de l'image de monolinguiste qu'il se trimballe auprès de ses voisins européens.

Seulement voilà, des fois, ça lasse. Je suis conscient que la plupart des Français de mon entourage s'exprimant en anglais connaissent surtout la langue par les écrits qu'ils ont pu lire (publications diverses, blogs, spams de leur boîte mail promettant des agrandissements spectaculaires), et que cela n'aide pas la pratique orale... mais tout de même, des fois, trop c'est trop. J'aimerai donc ici apporter une précision sur un point précis de la langue, et tenter d'apporter correction sur une faute par trop répétitive qui m'escagasse de plus en plus.

J'y viens.

Il se trouve, croyez-le ou pas, que la lettre L n'est pas toujours prononcée dans les mots de langue anglaise. Évidemment, il faudra la plupart du temps retenir de mémoire une liste de cas particuliers, mais avec un peu de temps, d'opiniâtreté, d'astuce et d'espièglerie, vous verrez, ça se passera très bien.

Depuis le sommet de ma tête, voici quelques mots comportant un L muet : half, calf, calm, palm, would, could, should, talk, walk, stalk, folk et salmon. On peut également ajouter à cette liste les mots psalm, balm, almond et alms, où le L est généralement muet même s'il peut être parfois prononcé.

Je vous laisse réviser, il n'y aura pas d'interro. Dans les prochains cours, nous aurons l'heur d'étudier la non-prononciation des B et des P dans des mots comme tomb ou psycho. Ne faîtes pas trop de bruit en sortant.

Faust irait

Intéressé par l'offre que propose Oosah, j'ai fait quelques recherches et suis tombé sur ce post.

Oosah est un service en ligne qui propose un teraoctet (1 To) de stockage gratuit en ligne. Oui, vous avez bien lu, on parle bien d'un terabyte (1 TB), pour les anglophiles. Une offre impensable, trop beau pour être vrai. D'ailleurs, la plupart des internautes n'ont même pas cette capacité de stockage sur leur machine domestique. Alors, où est le piège ?

L'auteur du billet que j'ai lié quelques lignes plus haut a eu l'amabilité de faire pour nous une recherche approfondie dans les termes du contrat d'engagement pour Oosah (le fameux EULA ou End User Licence Agreement, pour les anglophiles). Ce contrat stipule qu'en uploadant du contenu sur Oosah, l'utilisateur cède à Oosah les droits d'exploitations de ce contenu. Je simplifie un peu pour que ça tienne en seize mots, mais en gros, c'est ça. Donc vous pouvez mettre un tera de données en ligne grâce à Oosah, mais en contrepartie ils acquièrent le droit de faire ce qu'il veulent avec ces données, et ce pour l'éternité.

Moi, ça m'a tout de suite fait penser au mythe de Faust.

Bon, pour relativiser un peu les choses, je pense qu'ils ne sont pas les seuls à imposer cet EULA. L'affaire Google Chrome nous a récemment rappelé que Google imposait les mêmes termes sur ses produits (même s'ils ont assoupli l'EULA pour Chrome suite à une montée de fourches... euh... de boucliers). Donc j'imagine que les conditions doivent être à peu près les mêmes sur Picasa ou Google Documents, par exemple.

Enfin bref... un tera... c'est tentant quand même...

Google Chrome et ses petites contrariétés

Comme une bonne partie de la planète, hier soir aux environs de 20H00 GMT, j'ai téléchargé, installé et testé Chrome, le nouveau navigateur de Google. Et comme certainement beaucoup de monde aussi, j'ai réalisé ce test dans un environnement virtualisé, car Chrome n'est pour l'instant disponible que pour Windows. Mais bon, on les excuse, il est compréhensible qu'un programme sorte d'abord sur une seule plateforme, avant de sortir sur les autres une fois la première vague de bugs éliminée.

Verdict ? Hé bien oui, Google Chrome me semble être un bon produit. J'ai particulièrement apprécié la page qui apparaît par défaut à l'ouverture d'un nouvel onglet, proposant sous forme de thumbnails des liens vers les sites les plus visités. Au niveau gestion de la mémoire, ça semble tout à fait correct. J'avais peur que la création de processus multiples ne fassent une consommation gargantuesque de RAM, mais ça reste raisonnable, assez proche de ce que consomme Firefox par exemple. L'avantage étant qu'une fois les onglets fermés, la mémoire est instantanément restituée.

Il y a juste deux broutilles qui me chagrinent.

Premièrement, le fait de ne pas avoir de barre de menu. Avec les navigateurs traditionnels, j'avais l'habitude d'aller dans la barre de menu et d'ouvrir le menu correspondant à ce que je voulais faire : Affichage, Outils, Fichier, Marque-pages, etc. Là, dans Chrome, pas de barre de menu. Juste deux icônes permettant d'accomplir quelques opérations de base. Visiblement, l'interface se veut simple et minimaliste. Mais bon pourquoi pas... en fait j'imagine que les options disponibles vont tout de même s'étoffer avec le temps, car je pense que les utilisateurs vont exprimer l'envie de disposer d'outils similaires aux extensions Firefox et aux scripts Greasemonkey. Au sujet des options disponibles, si j'ai facilement trouvé comment ouvrir une fenêtre en "pr0n mode" dans Chrome, je n'ai pas trouvé comment sortir de ce mode incognito. C'est à dire que si vous ouvrez une fenêtre en navigation privée et que vous fermez votre ancienne fenêtre "publique", les fenêtres qui s'ouvriront par la suite seront toujours en navigation privée. Enfin bon, c'est toujours mieux que rien, car bien évidemment nous avons tous besoin d'un mode navigation privée pour acheter une bague en diamant à la personne qui nous est chère.

Deuxièmement, même si l'onglet semble être l'entité reine chez Google, la pierre de voûte sur laquelle repose l'ergonomie de l'application, il semble que la multiplication des onglets puisse poser quelques soucis. D'abord parce que plus on ouvre d'onglets dans une fenêtre, plus la largeur de ceux-ci dans la barre d'onglets diminue. Jusqu'au point où ils atteignent une taille ridiculement petite, où leur titre ne peut évidemment pas s'afficher. On se retrouve alors avec une myriade d'onglets (disons plusieurs dizaines) totalement anonymes dans laquelle on n'a pas d'autre choix que de taper au hasard, à moins de se les faire tous un par un pour retrouver celui qui nous intéresse.

Plus grave encore, s'il arrivait que le nombre d'onglets s'accroisse encore (pour les besoins du test j'ai dû en ouvrir une petite cinquantaine), ils ne pourront plus tous s'afficher dans la fenêtre. On se retrouvera alors avec des onglets qui n'apparaissent plus dans la barre d'onglets, et auxquels on ne pourra alors accéder qu'en passant d'un onglet à l'autre par CTRL-TAB. À noter qu'au contraire de Firefox par exemple, les onglets ne défilent pas dans la barre d'onglets pour montrer celui qui est actuellement sélectionné. Dans Chrome, seuls les premiers onglets, ceux de gauche, apparaissent dans la barre. Ceux qui sont trop à droite pour apparaître sur la barre n'y figureront jamais, même lorsque leur contenu sera affiché dans la fenêtre principale. De même, Firefox 3.0 propose pour gérer les onglets une liste déroulante de ceux-ci, permettant d'accéder instantanément à l'un d'eux, et qui fait cruellement défaut à Chrome.

Mais j'ai bon espoir que toutes ces petites contrariétés soient dissipées à l'heure où Chrome version mac arrivera sur ma machine. En espérant que Google soit plus prompte à sortir les versions mac et Linux de son produit que certaines autre compagnies développant des produits soi-disant multi-plateformes (Skype, si vous m'entendez...).

Feuerfrei

J'avais entendu beaucoup de mal sur le film Wanted. Oui, vous savez ce film d'action sorti récemment, avec Angelina Jolie, Morgan Freeman, et ce gars dont personne ne connait le nom qui joue le héros. Entre autres que le scénario était bidon, complètement incrédible, et ne tenait pas debout.

Tout cela est vrai. Soyons clair à ce sujet, le jour de la sortie de ce film, il y eut une perturbation dans la Force, comme si des milliers de voix criaient de concert : ces voix étaient celles d'experts en ballistique, médecine, conduite automobile et criminologie qui venaient de s'arracher les yeux dans un élan de déni total. Il est évident que le monde de Wanted n'obéit pas aux lois physiques qui sont les nôtres. Mais voyez-vous, ce n'est pas cela l'important. Ce qui fait la qualité de ce film — car oui, c'est un film de qualité...

...c'est que Wanted ressemble à ce qu'aurait pu être le résultat si Michael Bay et Kurt Wimmer avaient décidé de faire un film d'action après avoir visionné l'intégrale de John Woo en siphonnant chacun une caisse de Red Bull.

Wanted a haussé la barre du film d'action à un niveau que je ne croyais pas possible. Sont forts, ces Russes.

L'oisillon s'étrangle

La nouvelle est encore fraiche : elle est tombée dans nos boites e-mail il y a un peu plus d'une heure à l'instant où j'écris cette ligne. Par une curieuse ironie, je l'ai d'abord apprise par le service lui-même, avant de découvrir l'e-mail dans ma boite.

À partir de maintenant, donc, Twitter cesse l'envoi de SMS vers ses utilisateurs européens. Ce qui veut dire que vous ne recevrez plus de SMS venant du numéro +44 76 24 80 14 23. Plus de notifications des messages de vos contacts par texto, jusqu'à nouvel ordre.

Notons également que cette mesure touche non seulement les utilisateurs européens, mais aussi pour ainsi dire l'ensemble de la population mondiale, à l'exception des USA, du Canada et de l'Inde.

Pourquoi cette mesure ? Pour des raisons de coût. D'après Twitter, l'envoi de SMS à ses utilisateurs internationaux depuis un numéro localisé en Grande Bretagne génèrerait un coup trop important. Pour remédier à cela, Twitter serait en train de tenter de trouver des accords avec les compagnies de télécommunication locales, au cas par cas, pays par pays. De nouveaux numéros devraient donc apparaître dans les semaines à venir, et nous autre Français pouvont donc normalement espérer voir prochainement nos téléphones vibrer à nouveau à la réception de nos messages Twitter, mais provenant cette fois d'un numéro en +33 ... (indicatif français). Nous verrons bien. En attendant, silence radio pour les SMS Twitter : l'oiseau s'est tu.

Tout ça est d'autant plus rageant que la réception de SMS était l'argument massif qui me faisait préférer Twitter à tous les autres services de microblogging, et j'imagine que je ne suis pas le seul dans ce cas. Brightkite, par exemple, permet non seulement l'envoi de messages courts, mais aussi de photos, et gère nativement la géolocalisation de l'ensemble. Seul problème, le service d'envoi/réception de SMS ne fonctionne que pour les États-Unis. Autre grosse alternative, Friendfeed, le médium social à géométrie variable, qui sert non seulement d'aggrégateur de média sociaux (43 services supportés à ce jour, y compris Twitter, Brightkite, Pownce et compagnie) mais permet aussi de poster de simples messages ou même des URL pouvant être commentés par les autres utilisateurs, offrant ainsi les services d'un Twitter, d'un Delicious, d'un Google Reader ou même d'un forum. En fait, Friendfeed a accueilli récemment de très nombreux transfuges lassés du manque de fiabilité de Twitter (les serveurs lâchent au moins une fois par jour, et le service d'update par messagerie instantanée n'est toujours pas rétabli) et il ne fait aucun doute que ce nouvel épisode concernant les SMS va une nouvelle fois faire migrer pas mal d'utilisateurs Twitter vers Friendfeed.

Japan Expo 2008

Si j'avais fait le voyage l'année dernière jusqu'à Paris-Villepinte, c'était essentiellement pour voir Kitade Nana en concert. Et parce que j'avais du temps à tuer (chômage, mon ami). Las, il ne m'avait pas été donné d'approcher la donzelle, ni lors de son concert ni lors de la conférence qui l'avait suivi. En premier lieu parce que j'avais dû patienter une bonne heure et demie devant les portes (alors même que celles-ci étaient ouvertes depuis déjà plusieurs heures) que l'énorme file de visiteurs ne franchissait qu'au compte-goutte, ensuite parce que les organisateurs avaient crû bon de vider la salle (dans laquelle je patientais depuis plusieurs heures) avant la conférence de Nana. Autant dire que mon impression sur l'édition 2007 avait été largement négative.

Ce qui ne m'a pas empêché de remettre le couvert cette année, pour mon plus grand plaisir cette fois.

Première constatation, l'organisation a été nettement améliorée. L'attente devant les portes n'a été qu'anecdotique, la surface d'exposition avait été agrandie d'un hall supplémentaire, les concerts et cosplays avaient lieu dans deux salles différentes, et cette année on ne m'a pas demandé de vider les salles de conférence.

Bonne surprise aussi du côté des conférences proposées. J'ai surtout retenu celle sur Conan (le barbare, pas le détective) le samedi et celle sur la fantasy le dimanche, animées chaque fois par des pointures sur le sujet abordé. J'en ai d'ailleurs profité pour repartir avec des exemplaires dédicacés de L'Ascension du serpent de Laurent Genefort, et Seigneur des Neiges et des Ombres de Sarah Ash, lesquels auteurs ont eu la gentillesse de me parler de leurs œuvres et des mondes qu'ils avaient créés.

S'il y avait déjà moult personnes arborant l'année dernière des pancartes "FREE HUGS", le phénomène s'est encore amplifié cette année. On doit pouvoir raisonnablement estimer qu'environ 1% des visiteurs présents se baladaient avec ce genre d'écriteaux, ce qui pour une affluence totale de 120 000 personnes représente tout de même pas mal de monde. À constater aussi, l'augmentation sensible d'exposants présentant des jeux de cartes à collectionner (réels ou virtuels), ainsi que la présence de stands proposant des reproductions d'armes issues de manga et autres œuvres de fiction. Fait suffisamment rare pour être signalé, car les conventions de japanim prohibent habituellement la présence d'armes ou de copies d'armes en métal.

Impression très positive donc, pour cette édition 2008. J'y retournerai donc très probablement l'année prochaine, même si je ne sais pas encore si je ferai le voyage juste pour une journée, un week end, ou la moitié de la semaine.

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