Si j'avais fait le voyage l'année dernière jusqu'à Paris-Villepinte, c'était essentiellement pour voir Kitade Nana en concert. Et parce que j'avais du temps à tuer (chômage, mon ami). Las, il ne m'avait pas été donné d'approcher la donzelle, ni lors de son concert ni lors de la conférence qui l'avait suivi. En premier lieu parce que j'avais dû patienter une bonne heure et demie devant les portes (alors même que celles-ci étaient ouvertes depuis déjà plusieurs heures) que l'énorme file de visiteurs ne franchissait qu'au compte-goutte, ensuite parce que les organisateurs avaient crû bon de vider la salle (dans laquelle je patientais depuis plusieurs heures) avant la conférence de Nana. Autant dire que mon impression sur l'édition 2007 avait été largement négative.

Ce qui ne m'a pas empêché de remettre le couvert cette année, pour mon plus grand plaisir cette fois.

Première constatation, l'organisation a été nettement améliorée. L'attente devant les portes n'a été qu'anecdotique, la surface d'exposition avait été agrandie d'un hall supplémentaire, les concerts et cosplays avaient lieu dans deux salles différentes, et cette année on ne m'a pas demandé de vider les salles de conférence.

Bonne surprise aussi du côté des conférences proposées. J'ai surtout retenu celle sur Conan (le barbare, pas le détective) le samedi et celle sur la fantasy le dimanche, animées chaque fois par des pointures sur le sujet abordé. J'en ai d'ailleurs profité pour repartir avec des exemplaires dédicacés de L'Ascension du serpent de Laurent Genefort, et Seigneur des Neiges et des Ombres de Sarah Ash, lesquels auteurs ont eu la gentillesse de me parler de leurs œuvres et des mondes qu'ils avaient créés.

S'il y avait déjà moult personnes arborant l'année dernière des pancartes "FREE HUGS", le phénomène s'est encore amplifié cette année. On doit pouvoir raisonnablement estimer qu'environ 1% des visiteurs présents se baladaient avec ce genre d'écriteaux, ce qui pour une affluence totale de 120 000 personnes représente tout de même pas mal de monde. À constater aussi, l'augmentation sensible d'exposants présentant des jeux de cartes à collectionner (réels ou virtuels), ainsi que la présence de stands proposant des reproductions d'armes issues de manga et autres œuvres de fiction. Fait suffisamment rare pour être signalé, car les conventions de japanim prohibent habituellement la présence d'armes ou de copies d'armes en métal.

Impression très positive donc, pour cette édition 2008. J'y retournerai donc très probablement l'année prochaine, même si je ne sais pas encore si je ferai le voyage juste pour une journée, un week end, ou la moitié de la semaine.