Bromepage

dimanche, 22 juin 2008

Airbaaaaaaaaaaaall !

J'aime faire de la pub aux gens et aux sociétés qui le méritent. Que cette publicité soit bonne ou mauvaise, bien sûr, y'a pas de raison. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'Airtist, parce que c'est de la merde.

Vous avez probablement entendu parler d'Airtist ces jours-ci, parce qu'ils se sont fait un petit coup de buzz sympa : pendant le week end de la fête de la musique, la musique de certains artistes étaient en effet proposées en téléchargement gratuit. Il fallait en contrepartie se taper une publicité, dont les revenus servaient à rémunérer les artistes. OK, sur le principe, très bien, ça peut être une bonne idée.

Plein d'espoir et d'allégresse, je me suis donc créé un compte chez Airtist, pour tester la chose et certainement (du moins le croyais-je) découvrir quelqus musiques sympathiques. Las, j'en fus pour mes frais : impossible de télécharger le moindre petit morceau, de MP3, de mouche ou de vermisseau. J'ai pourtant essayé de visiter les pages de plusieurs artistes, dont Airtist me clamait bien haut à grands renforts de p'tite icône verte que leurs titres étaient en téléchargement gratuit. Mais rien, nada : dans la playlist ce ces artistes trônait presque fièrement la mention "Aucun titre". Même pas moyen d'écouter leurs morceaux en ligne pour me faire une idée.

Là dessus, j'ajoute que l'interface du site est tellement lourde et lente (pourtant j'ai utilisé Firefox 3, censé avoir fait des progrès en rapidité) que j'ai failli m'ouvrir les veines devant tant de médiocrité. Bref, l'idée de départ n'était probablement pas mauvaise, mais faudrait embaucher de vrais programmeurs/designers pour faire votre site web, les gars.

lundi, 3 mars 2008

Polysics au festival GeneriQ, le 1er mars à Dijon

«Bonjour Dijon ! Nous sommes Polysics, de Tōkyō, Japan !»

Ainsi a débuté un excellent concert. Georges Moustaki l'avait chanté jadis, nous avons toute la vie pour nous amuser et nous aurons toute la mort pour nous reposer ; et c'est exactement ce que semblent penser les membres de Polysics, parce qu'ils ne s'arrêtent jamais. Pas une seconde pour souffler, ils jouent avec l'aiguille dans le rouge du début à la fin. Et je vous avoue que ça fait plaisir à voir !

Pour ceux qui ne connaîtraient pas cet excellent groupe, il s'agit d'une formation japonaise de quatre personnes (batterie/basse/guitare/clavier) proposant une musique plutôt énergique que je qualifierais de "happy electro punk". Bref, ça envoie le bois.

Que dire de plus ? Que le son était vraiment nickel brome, chaque note ayant la limpidité du cristal, ce qui est loin d'être évident pour ce type de musique. Que l'ambiance était très bonne et le public en forme, même si l'on aurait aimé qu'il soit venu un peu plus en nombre pour mieux remplir la salle de La Vapeur, qui n'est pourtant pas gigantesque. Que quand Kayo est restée plantée sans bouger derrière son clavier pendant plusieurs minutes avant l'arrivée des autres membres, j'ai vraiment cru que c'était un mannequin. Que Hiroyuki, le guitariste/chanteur, a fait l'effort de s'adresser en français au public tout au long du concert. Que tous leurs tubes y sont passés. Et que je retournerai volontiers les voir s'ils repassent dans le coin.

Un mot encore pour dire que Slagsmålsklubben, le sextet suédois qui jouait juste avant Polysics, avec leurs synthés analogiques et leurs vieux sons old school époque 8 bit, j'ai trouvé ça vachement bien aussi.

dimanche, 27 mai 2007

La routine, quoi...

La nuit — ou la soirée si on veut — du 26 au 27 mai, c'est celle où je suis allé voir Muse au Luxembourg avec mes potes.

On est parti à 12, une voiture plus un minibus, la totale folie. Dans le bus où je me trouvais, l'autoradio claironnait à tue-tête, les spots de couleur clignotants illuminaient l'habitacle (on était venus équipés) au son d'une musique disco. La glacière déversait des flots de breuvage frais sur les occupants du véhicule (conductrice exclue, faut pas déconner). En plus, y'avait du beau monde puisque j'ai même voyagé à côté de Cyclope des X-Men.

Le concert était tout à fait honnête. Pas le meilleur concert de Muse que j'aie fait, mais honnête, très bonne ambiance dans les tous premiers rangs de la fosse, même si le fond de la salle semblait un peu amorphe. Pour l'anecdote, la toute première fois que j'ai vu Muse en concert c'était exactement au même endroit, à Esch-sur-Alzette, mais avant la construction de la salle de concert. C'était au Festival des Terres Rouges, en plein air. En 2002 si je me souviens bien (mais comme je me souviens à coups de Google, ça devrait aller). J'ai l'impression que depuis, Matt Bellamy bouge beaucoup moins sur scène. Il est resté cantonné dans la partie gauche, s'éloignant juste de son micro de deux ou trois pas par moment pour claquer un solo. Mais que voulez-vous, tout le monde vieillit, ma bonne dame ! À signaler aussi le décor qui encadrait les musiciens, avec des écrans partout diffusant des images colorées (ou pas) et une floppée d'ampoules figurant un mur d'étoiles qui tapissait le fond de la scène par moments. Bref, du grand spectacle. Pas de rappel, mais tout de même près de deux heures de concert. Honnête donc.

Le retour était à peu près aussi folklorique que l'aller, une bonne partie du trajet ayant été consacrée à la recherche d'une station encore ouverte à minuit (sur ce point, les stations Shell et Aral de l'aire de Berchem, ouvertes 24/7 magasins compris, sont des valeurs sures, c'est finalement là que nous avons fini par échouer) pour faire le plein de DVD-R, cigarettes et chewing-gum (j'arrive pas à trouver des Big Red à la canelle, en France).Le reste du retour s'est déroulé entre soirée disco (avec boule à facettes grâce au papier alu des sandwichs, cette fois), comatage sur oreillers gonflables (on était venus équipés, je vous dis) et discussion sur les séries télé policières avec mon voisin de gauche.

Et quand on est finalement rentrés au bercail, la soirée n'était pas finie puisque tout ce beau monde partait faire la bringue à une soirée moules-frites. Mais en bon végétarien, j'ai passé mon tour et suis retourné tranquillement vers ma voiture.

Mais pour moi, la nuit du 26 au 27 mai, ça sera surtout celle où j'ai ramené chez elle une jeune fille surgie de nulle part au détour d'un coin de rue, apparition presque irréelle dans sa longue robe noire, qui errait cherchant son chemin à 3 heure du matin, dans une ville inconnue à 35 Km de chez elle.

jeudi, 8 février 2007

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Je viens de me prendre une grosse claque musicale.

France 4 vient à l'instant de diffuser un concert enregistré, semble-t-il, aux TransMusicales de Rennes. Un concert du groupe Pure Reason Revolution, plus précisément.

Comment vous présenter la chose ? Visuellement, sur scène, on dirait un peu un mélange entre Archive et les Dandy Warhols, si ça vous dit quelque chose. Après, musicalement, c'est assez compliqué. Déjà, musicalement, je pensais pas vraiment que ce genre de musique pouvait exister.

Vous voyez un peu ce que c'est le grunge ? Ouais voilà, c'est un peu un croisement entre le punk et l'emo. C'est à dire qu'au lieu d'utiliser trois accords pour réclamer l'anarchie, on utilise trois accords pour dire qu'on est mal dans sa peau. Concrètement, le grunge est une musique assez pêchue et au son saturé, mais toutefois un poil moins violent que le punk. Par contre, niveau structure, ça ne vole généralement pas bien haut. Smells Like Teen Spirit, par exemple, est la négation de la complexité musicale.

À l'inverse de ça, vous avez ce qu'on appelle la musique progressive. Le rock prog, le metal prog, le jazz prog... le point commun de tout ça est généralement un haut niveau technique, une richesse musicale se développant en plusieurs thèmes dans des morceaux souvent assez longs.

Hé bien en gros, Pure Reason Revolution, c'est un peu comme un mélange des deux. Un peu comme du grunge progressif, si vous voulez. Ça reprend beaucoup le côté chill/ambient de groupes des seventies comme Pink Floyd ou The Beach Boys, ou plus récents comme Archive. Mais avec des passages bien musclés façon tendance rock actuelle (bon, c'est pas non plus Rage Against The Machine ou Sepultura, hein). De plus, sans trop m'avancer je dirais qu'au vu des titres des morceaux leur album The Dark Third ça ressemble bien à un concept album. Et le concept album, c'est un peu un meta-concept récurrent, dans le prog.

Autre chose qui n'est pas pour me déplaire : la combinaison voix masculine/voix féminine. On ne peut pas dire que le guitariste/chanteur et la bassiste/background vocaleuse aient des voix particulièrement remarquables, mais en tout cas elles se mêlent plutôt agréablement.

EDIT : J'ai l'impression, comme ça à vue de nez, que l'édition européenne de l'album est un peu moins nerveuse et un peu plus atmosphérique que le concert que j'ai vu, et que l'édition US.

lundi, 29 janvier 2007

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Samedi soir, den Atelier, c'était the place to be. Probablement l'ambiance la plus survoltée de la planète à ce moment précis.

Tout avait commencé tranquillement. Voire même froidement (10 minutes d'attente en T-shirt à l'extérieur de la salle. Ranabat', rock n' roll, baby !). C'était la première fois que je mettais les pieds à l'intérieur de l'Atelier, et je ne m'attendais pas à une salle aussi minuscule. Mais bon, c'est pas plus mal, ça fait plus intimiste. Ha, autre chose, fallait me le dire qu'il n'y avait pas de fouille à l'entrée et qu'on pouvait rentrer des APN et des camcorders comme on voulait... je vous aurait ramené plein de belles photos, moi ! Las, j'ignorais.

D'abord il y a eu une première partie. The Spores, pour ceux qui connaissent. Je ne connaissais pas. Leur show commence par un spectacle de marionnettes. Si, si, la preuve ! Bon, sur le coup, je me suis dit "qu'est ce que c'est que ces branquignols ? On est parti pour s'emmerder pendant une demi-heure". Et puis je me suis souvenu de la pire première partie de ma vie, Balbino Medellin qui ouvrait pour Anaïs, et je me suis dit que de toute façon ça pourrait pas être pire, même avec des marionnettes. Et puis les musicos sont entrés en scène, ont pécho leurs instruments, et là, grosse claque. Ça a été l'orgie sonore, mesdames, messieurs. Un son de dingue, bien overdrivé et bien rond, bien rock alternatif. Un peu un genre de Sonic Youth meets Jim Henson. Les petits trucs qui m'ont marqué : la gestuelle du batteur (aux airs de Brian Molko, un peu) qui prenait parfois des poses entre deux coups de baguette, les ampoules LED multicolores montées en bagues que portaient les membres du groupe à leurs doigts, la rythmique en power chord de la bassiste, et sa façon de jouer en tapping de la main gauche pendant qu'elle fait chanter une marionnette sur sa main droite.

J'ai appris par la suite (Google パワ) que la chanteuse, Molly McGuire a jadis collaboré avec QOTSA sur Songs for the Deaf, ce qui explique d'autant plus sa présence en première partie de...

(roulement de tambour)

... Eagles of Death Metal. Originellement créé par Jesse Hughes et Josh Homme, ce dernier était absent hier, remplacé par Gene Trautmann, ancien bassiste de QOTSA. Bon, je vous avoue que si on m'avait dit que Homme ne jouait pas ce samedi là, je ne serai probablement pas venu. Ce qui aurait été une grosse erreur.
Vous êtes déjà allés à un concert des Stones ? Ouais, les Rolling Stones, ceux-là, mêmes. Hé bien, là, c'était pareil mais en mieux. Une foule extatique, un groupe qui visiblement ne s'attendait pas à recevoir un aussi bon accueil, une fosse mouvementée juste ce qu'il faut (j'ai juste quelques ecchymoses sur les avant bras parce que j'étais accoudé à une barrière en métal), et une musique qui arrache sa maman : du bon gros rock des familles, à l'ancienne. C'était tellement old school que même l'instrument du bassiste semblait d'époque, et le bois transparaissait sous la peinture à plusieurs endroits. Des amplis Orange disséminés sur la scène et semblant crier "plus vintage tu meurs" venaient nous rappeler que le vingt-et-unième siècle n'est qu'une illusion.
Et pour ne rien gâcher, j'étais placé idéalement au centre du premier rang. À 40 cm du bord de la scène, où Jesse passait sa vie à venir scruter le public.
Musicalement, c'était carré et pêchu à la fois. Breaks et reprises savamment maîtrisées, et un enthousiasme qui faisait plaisir à voir. Ha tiens, puisque je citais les Stones un peu plus haut, les Eagles of Death Metal nous ont justement fait une reprise de Brown Sugar pendant les rappels (comme quoi ça prouve bien qu'il peut y avoir des rappels au Luxembourg ;).

Bref, le public était ravi d'être là, le groupe était ravi d'être là, et ce fut une excellente soirée.

À tous ceux qui ont leur ticket pour leur show au Bataclan demain soir : amusez-vous bien (quoique ça devrait pas être trop dur) !
Aux autres : dépechez-vous, il reste des places ! :p

dimanche, 31 décembre 2006

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J'ai fait un petit cadeau de Noël à mon blog. Oh, pas grand chose, juste le petit rectangle qui apparait normalement sur la droite, vers le bas de la page.

Mes plus anciens lecteurs se souviennent peut-être, avec nostalgie et des sanglots dans la voix, ou plus probablement avec une totale indifférence, de ma rubrique Trainspotting. Dans mon trainspotting, j'essayais de faire la liste exhaustive de la musique que j'écoutais à l'époque. Enfin, la liste des artistes, du moins. C'était long, fastidieux et pas pratique, et le Web 2.0 n'avait pas encore pointé le bout de son nez pour automatiser les choses.

Mais tout va bien, maintenant, nous vivons dans une nouvelle ère où tout est facile et pratique. C'est pourquoi dorénavant, en dessous des photos que je prend (la petite anim flash de Flicker, à droite), vous pourrez aussi voir figurer la musique que j'écoute (le petit tableau à 10 lignes, juste en dessous). Il s'agit du top 10 des artistes que j'ai le plus écouté la semaine précédente.

Ces statistiques me sont fournies par Last.fm, un site web communautaire que je recommande fortement à tous les amateurs de musique. Ceux qui ne connaissent déjà Last.fm peuvent sauter directement à la dernière ligne de ce post. Pour les autres, sachez que les services qu'offre Last.fm sont multiples : streaming de musique en ligne, statistiques sur la musique que vous écoutez, recherche de personnes partageant vos goûts musicaux, base de données sur les artistes, téléchargement de musique gratuite, et j'en oublie certainement. L'inscription est gratuite.

Pour vous donner un exemple, ma page perso sur Last.fm se trouve ici. Vous pourrez y trouver des stats plus précises sur mes artistes ou mes chansons préférés, mais aussi la liste des artistes que j'ai vus en concert, ou encore écouter en streaming ma radio perso ou la radio de mes morceaux préférés.

Amusez-vous bien.

Oh, et bonne fin d'année 2006.

mardi, 19 décembre 2006

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Tiens, puisque je vous parlais de Nosfell dans mon dernier post, j'exhorte les intéressés à se diriger vers nostrumfellow.com. Il y a des chansons, des vidéos, une bio, bref tout ce qu'il faut pour se faire une idée.

J'ai eu la chance de voir Nosfell en concert il n'y a pas longtemps. C'était aux Nancy Jazz Pulsations, juste avant Archive et Les Têtes Raides. Ce fut court (il a joué un peu moins d'une heure), mais dense. J'ai rarement pris une claque comme ça. Et pour ceux qui ont écouté le deuxième album (Kälin Bla Lemsnit Dünfel Labyanit), je peux vous assurer que la chanson Blowtilan, en live, elle démoule grave sa maman. Pour ceux qui ne l'ont pas écouté, croyez moi sur parole.