Bromepage

dimanche, 7 septembre 2008

Faust irait

Intéressé par l'offre que propose Oosah, j'ai fait quelques recherches et suis tombé sur ce post.

Oosah est un service en ligne qui propose un teraoctet (1 To) de stockage gratuit en ligne. Oui, vous avez bien lu, on parle bien d'un terabyte (1 TB), pour les anglophiles. Une offre impensable, trop beau pour être vrai. D'ailleurs, la plupart des internautes n'ont même pas cette capacité de stockage sur leur machine domestique. Alors, où est le piège ?

L'auteur du billet que j'ai lié quelques lignes plus haut a eu l'amabilité de faire pour nous une recherche approfondie dans les termes du contrat d'engagement pour Oosah (le fameux EULA ou End User Licence Agreement, pour les anglophiles). Ce contrat stipule qu'en uploadant du contenu sur Oosah, l'utilisateur cède à Oosah les droits d'exploitations de ce contenu. Je simplifie un peu pour que ça tienne en seize mots, mais en gros, c'est ça. Donc vous pouvez mettre un tera de données en ligne grâce à Oosah, mais en contrepartie ils acquièrent le droit de faire ce qu'il veulent avec ces données, et ce pour l'éternité.

Moi, ça m'a tout de suite fait penser au mythe de Faust.

Bon, pour relativiser un peu les choses, je pense qu'ils ne sont pas les seuls à imposer cet EULA. L'affaire Google Chrome nous a récemment rappelé que Google imposait les mêmes termes sur ses produits (même s'ils ont assoupli l'EULA pour Chrome suite à une montée de fourches... euh... de boucliers). Donc j'imagine que les conditions doivent être à peu près les mêmes sur Picasa ou Google Documents, par exemple.

Enfin bref... un tera... c'est tentant quand même...

mercredi, 3 septembre 2008

Google Chrome et ses petites contrariétés

Comme une bonne partie de la planète, hier soir aux environs de 20H00 GMT, j'ai téléchargé, installé et testé Chrome, le nouveau navigateur de Google. Et comme certainement beaucoup de monde aussi, j'ai réalisé ce test dans un environnement virtualisé, car Chrome n'est pour l'instant disponible que pour Windows. Mais bon, on les excuse, il est compréhensible qu'un programme sorte d'abord sur une seule plateforme, avant de sortir sur les autres une fois la première vague de bugs éliminée.

Verdict ? Hé bien oui, Google Chrome me semble être un bon produit. J'ai particulièrement apprécié la page qui apparaît par défaut à l'ouverture d'un nouvel onglet, proposant sous forme de thumbnails des liens vers les sites les plus visités. Au niveau gestion de la mémoire, ça semble tout à fait correct. J'avais peur que la création de processus multiples ne fassent une consommation gargantuesque de RAM, mais ça reste raisonnable, assez proche de ce que consomme Firefox par exemple. L'avantage étant qu'une fois les onglets fermés, la mémoire est instantanément restituée.

Il y a juste deux broutilles qui me chagrinent.

Premièrement, le fait de ne pas avoir de barre de menu. Avec les navigateurs traditionnels, j'avais l'habitude d'aller dans la barre de menu et d'ouvrir le menu correspondant à ce que je voulais faire : Affichage, Outils, Fichier, Marque-pages, etc. Là, dans Chrome, pas de barre de menu. Juste deux icônes permettant d'accomplir quelques opérations de base. Visiblement, l'interface se veut simple et minimaliste. Mais bon pourquoi pas... en fait j'imagine que les options disponibles vont tout de même s'étoffer avec le temps, car je pense que les utilisateurs vont exprimer l'envie de disposer d'outils similaires aux extensions Firefox et aux scripts Greasemonkey. Au sujet des options disponibles, si j'ai facilement trouvé comment ouvrir une fenêtre en "pr0n mode" dans Chrome, je n'ai pas trouvé comment sortir de ce mode incognito. C'est à dire que si vous ouvrez une fenêtre en navigation privée et que vous fermez votre ancienne fenêtre "publique", les fenêtres qui s'ouvriront par la suite seront toujours en navigation privée. Enfin bon, c'est toujours mieux que rien, car bien évidemment nous avons tous besoin d'un mode navigation privée pour acheter une bague en diamant à la personne qui nous est chère.

Deuxièmement, même si l'onglet semble être l'entité reine chez Google, la pierre de voûte sur laquelle repose l'ergonomie de l'application, il semble que la multiplication des onglets puisse poser quelques soucis. D'abord parce que plus on ouvre d'onglets dans une fenêtre, plus la largeur de ceux-ci dans la barre d'onglets diminue. Jusqu'au point où ils atteignent une taille ridiculement petite, où leur titre ne peut évidemment pas s'afficher. On se retrouve alors avec une myriade d'onglets (disons plusieurs dizaines) totalement anonymes dans laquelle on n'a pas d'autre choix que de taper au hasard, à moins de se les faire tous un par un pour retrouver celui qui nous intéresse.

Plus grave encore, s'il arrivait que le nombre d'onglets s'accroisse encore (pour les besoins du test j'ai dû en ouvrir une petite cinquantaine), ils ne pourront plus tous s'afficher dans la fenêtre. On se retrouvera alors avec des onglets qui n'apparaissent plus dans la barre d'onglets, et auxquels on ne pourra alors accéder qu'en passant d'un onglet à l'autre par CTRL-TAB. À noter qu'au contraire de Firefox par exemple, les onglets ne défilent pas dans la barre d'onglets pour montrer celui qui est actuellement sélectionné. Dans Chrome, seuls les premiers onglets, ceux de gauche, apparaissent dans la barre. Ceux qui sont trop à droite pour apparaître sur la barre n'y figureront jamais, même lorsque leur contenu sera affiché dans la fenêtre principale. De même, Firefox 3.0 propose pour gérer les onglets une liste déroulante de ceux-ci, permettant d'accéder instantanément à l'un d'eux, et qui fait cruellement défaut à Chrome.

Mais j'ai bon espoir que toutes ces petites contrariétés soient dissipées à l'heure où Chrome version mac arrivera sur ma machine. En espérant que Google soit plus prompte à sortir les versions mac et Linux de son produit que certaines autre compagnies développant des produits soi-disant multi-plateformes (Skype, si vous m'entendez...).

jeudi, 14 août 2008

L'oisillon s'étrangle

La nouvelle est encore fraiche : elle est tombée dans nos boites e-mail il y a un peu plus d'une heure à l'instant où j'écris cette ligne. Par une curieuse ironie, je l'ai d'abord apprise par le service lui-même, avant de découvrir l'e-mail dans ma boite.

À partir de maintenant, donc, Twitter cesse l'envoi de SMS vers ses utilisateurs européens. Ce qui veut dire que vous ne recevrez plus de SMS venant du numéro +44 76 24 80 14 23. Plus de notifications des messages de vos contacts par texto, jusqu'à nouvel ordre.

Notons également que cette mesure touche non seulement les utilisateurs européens, mais aussi pour ainsi dire l'ensemble de la population mondiale, à l'exception des USA, du Canada et de l'Inde.

Pourquoi cette mesure ? Pour des raisons de coût. D'après Twitter, l'envoi de SMS à ses utilisateurs internationaux depuis un numéro localisé en Grande Bretagne génèrerait un coup trop important. Pour remédier à cela, Twitter serait en train de tenter de trouver des accords avec les compagnies de télécommunication locales, au cas par cas, pays par pays. De nouveaux numéros devraient donc apparaître dans les semaines à venir, et nous autre Français pouvont donc normalement espérer voir prochainement nos téléphones vibrer à nouveau à la réception de nos messages Twitter, mais provenant cette fois d'un numéro en +33 ... (indicatif français). Nous verrons bien. En attendant, silence radio pour les SMS Twitter : l'oiseau s'est tu.

Tout ça est d'autant plus rageant que la réception de SMS était l'argument massif qui me faisait préférer Twitter à tous les autres services de microblogging, et j'imagine que je ne suis pas le seul dans ce cas. Brightkite, par exemple, permet non seulement l'envoi de messages courts, mais aussi de photos, et gère nativement la géolocalisation de l'ensemble. Seul problème, le service d'envoi/réception de SMS ne fonctionne que pour les États-Unis. Autre grosse alternative, Friendfeed, le médium social à géométrie variable, qui sert non seulement d'aggrégateur de média sociaux (43 services supportés à ce jour, y compris Twitter, Brightkite, Pownce et compagnie) mais permet aussi de poster de simples messages ou même des URL pouvant être commentés par les autres utilisateurs, offrant ainsi les services d'un Twitter, d'un Delicious, d'un Google Reader ou même d'un forum. En fait, Friendfeed a accueilli récemment de très nombreux transfuges lassés du manque de fiabilité de Twitter (les serveurs lâchent au moins une fois par jour, et le service d'update par messagerie instantanée n'est toujours pas rétabli) et il ne fait aucun doute que ce nouvel épisode concernant les SMS va une nouvelle fois faire migrer pas mal d'utilisateurs Twitter vers Friendfeed.

dimanche, 22 juin 2008

Airbaaaaaaaaaaaall !

J'aime faire de la pub aux gens et aux sociétés qui le méritent. Que cette publicité soit bonne ou mauvaise, bien sûr, y'a pas de raison. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'Airtist, parce que c'est de la merde.

Vous avez probablement entendu parler d'Airtist ces jours-ci, parce qu'ils se sont fait un petit coup de buzz sympa : pendant le week end de la fête de la musique, la musique de certains artistes étaient en effet proposées en téléchargement gratuit. Il fallait en contrepartie se taper une publicité, dont les revenus servaient à rémunérer les artistes. OK, sur le principe, très bien, ça peut être une bonne idée.

Plein d'espoir et d'allégresse, je me suis donc créé un compte chez Airtist, pour tester la chose et certainement (du moins le croyais-je) découvrir quelqus musiques sympathiques. Las, j'en fus pour mes frais : impossible de télécharger le moindre petit morceau, de MP3, de mouche ou de vermisseau. J'ai pourtant essayé de visiter les pages de plusieurs artistes, dont Airtist me clamait bien haut à grands renforts de p'tite icône verte que leurs titres étaient en téléchargement gratuit. Mais rien, nada : dans la playlist ce ces artistes trônait presque fièrement la mention "Aucun titre". Même pas moyen d'écouter leurs morceaux en ligne pour me faire une idée.

Là dessus, j'ajoute que l'interface du site est tellement lourde et lente (pourtant j'ai utilisé Firefox 3, censé avoir fait des progrès en rapidité) que j'ai failli m'ouvrir les veines devant tant de médiocrité. Bref, l'idée de départ n'était probablement pas mauvaise, mais faudrait embaucher de vrais programmeurs/designers pour faire votre site web, les gars.

samedi, 14 juin 2008

NerdTest v2.0

NerdTests.com says I'm an Uber-Dorky Nerd King.  What are you?  Click here!

jeudi, 22 mai 2008

Wuala

Un petit mot pour vous parler d'une petite application fort sympathique, du nom de Wuala.

En quelques mots, il s'agit tout simplement d'une application multi-plateforme de stockage en ligne et de partage de fichiers. Bref, on uploade les fichiers que l'on veut, et on les partage ensuite avec ses amis, ses groupes d'amis, ou le monde entier. Au niveau de l'espace dipsonible, vous partez d'office avec un Go gratos, et vous pouvez ensuite troquer de l'espace disque de votre propre disque dur contre de l'espace disponible en ligne.

Il s'agit tout bonnement de l'application que j'attendais depuis des années. C'est très bien pensé, on voit que les développeurs ont bien étudié la question. L'appli est encore en closed alpha, mais faut avouer que ça fonctionne sacrément bien pour de l'alpha, mieux que beaucoup d'applications en beta, d'ailleurs.

Wuala est pour l'instant disponible sur invitation uniquement. Si ça vous intéresse, j'en ai quelques-unes sous le coude, alors n'hésitez pas à me laisser un petit mot à bromeblog at free point fr, en m'indiquant votre adresse e-mail.

Le lien vers le site Wuala : http://wua.la

dimanche, 31 décembre 2006

Untitled

J'ai fait un petit cadeau de Noël à mon blog. Oh, pas grand chose, juste le petit rectangle qui apparait normalement sur la droite, vers le bas de la page.

Mes plus anciens lecteurs se souviennent peut-être, avec nostalgie et des sanglots dans la voix, ou plus probablement avec une totale indifférence, de ma rubrique Trainspotting. Dans mon trainspotting, j'essayais de faire la liste exhaustive de la musique que j'écoutais à l'époque. Enfin, la liste des artistes, du moins. C'était long, fastidieux et pas pratique, et le Web 2.0 n'avait pas encore pointé le bout de son nez pour automatiser les choses.

Mais tout va bien, maintenant, nous vivons dans une nouvelle ère où tout est facile et pratique. C'est pourquoi dorénavant, en dessous des photos que je prend (la petite anim flash de Flicker, à droite), vous pourrez aussi voir figurer la musique que j'écoute (le petit tableau à 10 lignes, juste en dessous). Il s'agit du top 10 des artistes que j'ai le plus écouté la semaine précédente.

Ces statistiques me sont fournies par Last.fm, un site web communautaire que je recommande fortement à tous les amateurs de musique. Ceux qui ne connaissent déjà Last.fm peuvent sauter directement à la dernière ligne de ce post. Pour les autres, sachez que les services qu'offre Last.fm sont multiples : streaming de musique en ligne, statistiques sur la musique que vous écoutez, recherche de personnes partageant vos goûts musicaux, base de données sur les artistes, téléchargement de musique gratuite, et j'en oublie certainement. L'inscription est gratuite.

Pour vous donner un exemple, ma page perso sur Last.fm se trouve ici. Vous pourrez y trouver des stats plus précises sur mes artistes ou mes chansons préférés, mais aussi la liste des artistes que j'ai vus en concert, ou encore écouter en streaming ma radio perso ou la radio de mes morceaux préférés.

Amusez-vous bien.

Oh, et bonne fin d'année 2006.